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Patrimoine culturel subaquatique

Les naufrages s’avèrent indispensables pour reconstruire les styles de vie qui n’existent plus et qui représentent un trésor enseveli en ce qui concerne la connaissance sur la vie à bord, la construction navale et les routes du commerce.

 

Un naufrage est une capsule de temps qui attend pour être ouverte dès que le temps s’arrête au moment où l’embarcation sombre.

 

Aucun instrument juridique international ne protège dûment à ce jour le patrimoine culturel ubaquatique, fortement menacé aujourd’hui par le pillage et les dommages naturels, ce qui a provoqué la perte irréparable d’une bonne partie de notre patrimoine culturel commun.

 

En quoi consiste le patrimoine culturel subaquatique ?

Les naufrages historiques, les cités et les structures englouties, comme le Phare d’Alexandrie, les peintures sur les parois de cavernes sous-marines, les établissements néolithiques gisant au fond des lacs…

 

En scrutant le passé, on s’aperçoit que le patrimoine culturel subaquatique est un élément significatif de l’histoire humaine. Le patrimoine culturel subaquatique, à l’instar du patrimoine en terre, fait aussi partie intégrante du patrimoine commun de l’humanité et mérite donc de faire l’objet d’une attention et d’une gestion similaires.

 

À quoi répond l’urgence ?

Dans certaines régions du monde, pratiquement aucun site subaquatique n’est à l’abri du pillage. Par exemple, les autorités turques ont constaté qu’aucun naufrage correspondant à la période classique survenu au large des côtes du pays n’est resté intact.

 

Grâce aux techniques modernes de plongée, le fond de la mer est accessible à tous. Cela a favorisé le pillage de la part des chasseurs de trésors qui ne respectent pas souvent les droits de propriété et les méthodes scientifiques et archéologiques de fouille. Ces individus portent ainsi atteinte au reste du site et privent le public de ces trésors. D’autre part, la plongée pratiquée par les touristes, l’industrie halieutique et les conduites sous-marines, entre autres activités réalisées au fond de la mer, peuvent endommager ou détruire le patrimoine culturel subaquatique. Cette recrudescence du vol et de la destruction provoque la perte irréparable de notre patrimoine commun. Il est donc, non seulement nécessaire mais aussi urgent, de se doter d’un instrument international permettant de préserver le patrimoine culturel subaquatique.

 

La quasi-totalité du patrimoine culturel subaquatique, qui échappe à tout contrôle national, se trouve aux limites extérieures du plateau continental ou dans les eaux profondes. Dès 1956, la Recommandation de l’UNESCO définissant les principes internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques considérait les sites subaquatiques comme faisant partie de la juridiction nationale. L’adoption d’un instrument juridique international s’avère nécessaire pour protéger ce patrimoine, où qu’il se trouve. L’UNESCO a préparé une convention internationale qui a pour objet de protéger et conserver ce trésor de l’humanité pour les futures générations. Les experts désignés par les gouvernements ont fait leur un texte qui tient compte des principes établis dans la Charte internationale de l’ICOMOS sur la protection et la gestion du patrimoine culturel subaquatique et des principales conventions internationales en la matière, à savoir :

 

- La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1952
- La Convention de l’UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’exportation, l’importation et le transfert de propriété illicites des biens culturels.
- La Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été adoptée le vendredi 2 novembre 2001 par la Conférence générale de l’UNESCO à sa trente-et-unième session.

 

Les États parties collaboreront au niveau international et prendront toutes les mesures raisonnables pour mettre en oeuvre les principes de gestion légitimes développés par les experts dans le but de conserver le patrimoine culturel dans l’intérêt de l’humanité.

 

* Notes tirées du site web de l’UNESCO et traduites par le Bureau régional de la culture de l’UNESCO pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. Pour de plus amples informations, consultez le site http://www.unesco.org/

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